Le consensus des impos­teurs

Le Juste aux dents longues

Qu’est-ce qui pousse un homme né dans une famille catholique, qui a rencontré le premier juif de sa vie à vingt ans, à faire de la défense d’ Israël le combat de son existence ? A priori, pas grand-chose. Et pourtant, Guy Millière a détricoté tous les pièges dans lesquels il aurait dû tomber. L’antisionisme, la gauche moralisatrice, le consensus des impos­teurs. À son sens aigu de l’observation s’est mêlé l’engagement total de son discours, peu amène aux compromis. Alors, bien sûr, certains ne le lui pardonnent pas. Jugé peu fréquentable par des universitaires intolé­rants, ostracisé par de nombreux médias, Guy Millière vit actuellement aux Élats-Unis, mais montre au travers de ces pages, qu’il n’est pas pour autant prêt à se repentir. Et c’est tant mieux. Dédié à ses deux filles, ce livre est l’occasion sinon de se justifier, du moins de s’expliquer sur ses choix personnels qu’il éclaire par des éléments historique d’Israël. En résumé, [Israël raconté à ma fille] est un livre coup de poing. Les propos concis et le style enlevé sont autant de témoignages d’un auteur qui se montre irascible dès lors que l’on s’attaque à son cheval de bataille.

Noémie Halioua, Actualité Juive n°1394, du jeudi 16 juin 2016.

Guy Millière, Israël raconté à ma fille, Les provinciales, 124 pages, 12 €